Ride trip : Tour d'Europe des bike parks

Les Balkans : Dépaysement et découvertes de cultures européennes.

By 16 août 2017 Destinations et bike-parks, En voyage

Au cours de notre roadtrip à travers les montagnes d’Europe, nous avons eu l’occasion de passer par plusieurs pays appartenant à une région d’Europe que l’on appelle « Balkans » en référence au relief montagneux que l’on peut y trouver. Retour sur cette partie de notre périple, dans l’ordre de notre passage.

 

SLOVÉNIE

Nous sommes entrés dans ce pays directement après l’Autriche, et ce pour visiter en particulier deux stations possédant des bike parks  : Kranjska Gora et Krvavec. Pour en savoir plus, consultez l’article qui retrace notre séjour dans les montagnes slovènes.

 

CROATIE

Après la Slovénie, nous avons suivi notre GPS qui nous a fait passer la douane par un petit pont. C’était la première fois qu’on nous contrôlait réellement à une frontière, certainement parce que la Croatie ne fait pas partie de l’espace Schengen. Leur monnaie est aussi différente de l’euro : Ils payent en Kuna (1€ = environ 7 kunas). Nous avons fait le change en retirant à une banque dans la première ville rencontrée. Le prix du diesel quand à lui est à peut près le même qu’en France.

Ce que nous avons constaté le long de la route, c’est que beaucoup de maisons sont abandonnées, vestiges de la guerre.
Sur la route de Plitvice, nous avons vu de plus en plus d’ « apartman » (hébergements chez l’habitant) à mesure que nous avancions, puis une fois près du parc, de très nombreux restaurants et campings sur la route principale. C’est là que nous avons compris que ce parc attire énormément de touristes, et d’investisseurs attirés par ce business…

Plitvice est un parc national croate très connu, et il y a de quoi : Nous avons pu voir de magnifiques lacs et cascades, une eau cristalline et des aménagements sur l’ensemble des parcours.
Le parking est payant (7 kuna de l’heure ou 70 pour la journée avec peu de places disponibles). Une énorme queue nous attendait à l’entrée 1. Il faut donc s’armer de patience.
Après avoir enfin passé la caisse (25€ par personne, 180 kunas), nous avons tout de suite eu une vue imprenable sur des sources et des plans d’eau au milieu de roseaux. Et nous avons aussi pu constater qu’il y avait beaucoup de monde sur le parc ! Autant de personnes qui descendent que de celles qui montent.
Plusieurs photos plus tard, nous bifurquions vers la fameuse cascade principale : Nous nous avons fait la queue à nouveau pour constater que la cascade n’est pas très haute et pas exceptionnelle (en comparaison avec celles que nous pouvons avoir dans notre beau Jura !).
Nous avons repris le chemin de base pour marcher, toujours les uns derrière les autres, au bord tantôt de lacs, tantôt de rivières et de petites cascades. Nous avons vu beaucoup de poissons et même un serpent juste sous nos pieds tant l’eau est claire et la nature protégée.


Au bout d’1h30, nous étions à nouveau en train de faire la queue pour prendre un des bateaux qui traverse un lac. Ce fut très long sous la chaleur ! Mais cela valait le coup ; la promenade est sympa et ombragée. Nous avons mis pied à terre avant de rentrer à pied par un chemin plutôt que de prendre les bus proposés par le parc. Nous avons ainsi vu le parc de plus haut.
La balade aura duré 3 heures, avec beaucoup d’attente, nous n’avons donc pas pu profiter au maximum du paysage, mais il était réellement grandiose, la visite était sympa mais nous n’avions qu’une envie, fuir rapidement les coins à touristes !

La route que nous avons pris ensuite a été l’autoroute direction la Bosnie, avec un arrêt pour dormir garés au bord de la mer, sur une plage de galets avec un magnifique coucher de soleil. Nous nous souviendrons sans aucun doute de ce moment unique.

En allant sur Split, tout était aride, et d’ailleurs de violents incendies s’étaient déclarés les jours précédents, nous avons pris soin de ne pas nous arrêter par là bas. En tout, et en traversant la Croatie dans toute sa longueur, nous en avons eu pour 26€ d’autoroute.

 

BOSNIE

Nous sommes seulement passés dans ce pays, le traversant d’ouest en est pour rejoindre le Monténégro en quelques heures. La monnaie utilisée là bas est le Mark (1€ =1,9 mark) et la douane se trouvait sur le péage d’autoroute. Nous avons dû à nouveau montrer nos papiers pour passer.

La Bosnie a été victime de la guerre et a vécu le genocide de Srebenica, avec des milliers d’hommes assassinés. Tout le long de la route, de nombreux mémoriaux et des stelles rappellent ce traumatisme.
Ce qui nous a le plus choqué, c’est que le bord des routes est extrêmement pollué : beaucoup de détritus traînent dans la nature et des décharges sauvages servent de garde manger aux vaches et aux chiens errants. Les rivières étaient belles mais tout aussi polluées.
Nous n’avions vraiment pas envie de rester là. Nous avons donc directement passé la frontière avec le Monténégro.

 

MONTÉNÉGRO

La route après la douane bosniaque annonce la couleur au Monténégro : Le passage à deux est difficile, d’autant plus avec les nombreux camions. La route et ses bas côtés sont défoncés, les camions sont pressés et apparaissent subitement, nous nous sommes donc fait deux ou trois frayeurs.

Même si le diesel ne coûtait pas très cher (1,07€), nous n’avons pas fait d’économie car nous nous sommes faits arnaquer par un pompiste à l’entrée du pays. Nous lui avions donné nos marks (monnaie bosniaque) restants pour remplir le réservoir mais il ne nous a donné que peu d’essence en échange, ne respectant pas du tout le taux de change. Malgré nos protestations et la barrière de la langue ne nous aidant pas, nous avons perdu l’équivalent de 15€. Un moindre mal mais faites attention si vous vous retrouvez dans le même cas que nous.

Le Monténégro, à ce que nous avons vu, est un pays assez aride, avec quelques endroits brûlés. Il est resté assez sauvage, mais aussi pollué par les détritus. Peut être ces pays n’ont ils pas les mêmes moyens que nous pour traiter leurs déchets, toujours est-il qu’ils ne trient pas et ont l’air de prendre la nature pour une poubelle par endroits.

Nous avons dormi dans la nature près d’un petit chemin dans un champ à chevaux, et ce fut agréable, tranquille et non pollué à cet endroit. À la base nous n’avions pas prévu d’arrêt au Monténégro, nous sommes donc repartis directement le lendemain pour l’Albanie.

 

ALBANIE

Le passage à la douane albanaise a été long et en pleine chaleur, avec beaucoup de contrôles. Déjà, nous avions pu constater que les gens ne se gênaient pas et s’imposaient pour passer devant les autres.
Une fois la frontière passée, notre impression se confirmait : Tout le monde double n’importe où sur des routes détériorées, même lorsqu’il y a quelqu’un en face. Et ça ne choque personne. Nous comprenons donc que c’est leur façon de conduire. Heureusement, on s’habitue vite à leur conduite « suicidaire » et on apprend à s’imposer pour passer aux carrefours et aux ronds points.
Les routes sont autant jonchées de déchets qu’au Monténégro, mais il y a aussi davantage de chiens errants ! Nous en avons vu beaucoup fouiller dans les poubelles, avec un pincement au coeur. Mais par sécurité, mieux vaut ne pas s’approcher, surtout si comme nous vous avez un chien avec vous.

Malgré le dépaysement, l’Albanie a bien des trésors à nous faire découvrir. Nous avons choisi d’aller dans les « Alpes albanaises » et plus particulièrement dans le village de Bogë, dans le district de Shköder.
Pour y parvenir, la route est serrée et défoncée, mais pas autant que celle pour aller au parc national de Theth (situé à seulement 25kms mais 4h de route plus loin!). C’est pour cette raison que nous nous sommes arrêtés à Bogë sans essayer d’aller au parc de Theth, qui est magnifique d’après ce que nous avons entendu.

Nous avons dormi à la guest house Boga Alpin Resort à Bogë.
Elle propose un camping calme et plat à 5€/nuit/personne, des grandes chambres dans une belle maison mais aussi des petites dans des préfabriqués en bois propres et modernes (15€/nuit). Il y a également une piscine, un restaurant qui offre repas et petit déjeuner bons et pas chers, ainsi que du très bon pain fait maison. Nichée au creux des montagnes, la maison est magnifique et l’ambiance calme et dépaysante. Le personnel parle anglais.


Nous leur avons demandé de nous montrer une carte avec les randonnées alentours. Nous avons choisi de partir à l’ascension de la montagne qui se trouve au dessus de la maison. Sous la chaleur, cela a été difficile, surtout que nous avons pris le chemin le plus dur dans les fougères et à travers les pierres (attentions aux serpents!). Mais la vue était magnifique et nous étions absolument tranquilles, ce qui ne doit pas être le cas au parc de Theth, vers lequel des dizaines de minibus emmènent les touristes chaque jour.

Sur la route pour traverser l’Albanie en direction de la Grèce, tout est en cours de construction, non terminé ou abandonné. Tout est paradoxal dans ce pays : tiraillé entre pauvreté et modernité, les gens adorent les voitures (surtout des mercedes…) mais ils vivent dans des maisons sans murs extérieurs. Et on trouve lavages auto omniprésents alors qu’ils sont en pleine sécheresse. Des routes toutes neuves peu empruntées viennent d’être construites dans le pays alors que dans Tirana, la capitale, la route principale est encore en travaux au plein milieu de la ville (nous nous sommes d’ailleurs perdus dans les petites rues sans savoir comment sortir et rien n’est indiqué). En ville tout le monde double et klaxonne, on croise des chiens errants et des poubelles partout sur le sol.

Il y a également énormément de marchands ambulants qui vendent de tout au bord de la route (pastèques, habits d’occasion, bébés lapins ou chiens, poisson…). Ce qui nous a frappé aussi, c’est le nombre de restaurants impressionnants et luxueux abandonnés, peut être parce qu’il doit être plus facile d’ouvrir un commerce pour un oui ou pour un nom qu’en France, et que les investisseurs ont misé sur un tourisme de masse qui tarde à se développer…
Il y a des stations essence partout, beaucoup de maisons non terminées, et pas toutes habitées. En bref, un dépaysement incroyable.
Cependant lorsqu’on s’écarte des routes principales ces phénomènes sont moins présents et on retrouve des petits villages où l’on vit en autarcie, comme à Bogë. Les deux aspects du pays sont intéressants à découvrir.

Une précision concernant la sécurité en Albanie : Malgré le retard de développement, il y a très peu de vols, et tout le monde nous ignore en tant que touristes (même les vendeurs ambulants). C’est assez bizarre mais rassurant.

Nous avons dormi au dessus d’une voie rapide toute récente qui est limitée à 80, les autoroutes n’existant pas encore en Albanie. Par la suite nous avons longé le lac Ohrid vers Pogradec et mangé dans un petit restaurant en bord de route, avant de rejoindre la Grèce. Le lac est joli mais les bords sont peu touristiques,donc peu aménagés, et toujours aussi sales…

 

GRECE

Nous sommes entrés par le nord ouest, et après une longue attente à la douane nous avons emprunté des petites routes, puis une autoroute. La Grèce fonctionne avec des péages. La monnaie est l’euro mais l’alphabet leur est propre, heureusement la plupart des panneaux sont écris dans les deux alphabets.
Il faisait de plus en plus chaud, et nous avons passé la nuit près d’une rivière avant de reprendre la route, direction le Mont Olympe.

Culminant à plus de 2917m, c’est le plus haut de la Grèce. Et comme il fait partie de la mythologie en tant que repère des Dieux, nous voulions absolument aller le voir.
Arrivés au village de Litochoro au pied du Mont, nous avons pris un emplacement dans un petit camping « Olympus » juste en dessous, collé à la mer, à Plaka : Nous étions serrés sur les emplacements. Nous avons payé 26€ la nuit tout compris, les sanitaires étaient assez propres, et nous avons eu pas mal d’ombre. Et surtout, une accès direct sur une petite mais sympathique plage de galets.
Pour marcher dans l’eau il faut le faire sur une ligne prévue à cause des oursins, merci aux locaux de nous avoir prévenus car il n’y avait aucune indication.
On voit clairement que cette partie de la grèce n’est pas encore touchée par le tourisme de masse et que ce sont principalement des grecs qui viennent en vacances : Il n’y a pas de buildings au bord de l’eau, que des petits restos et bars. Le soir les locaux pêchent, il y a peu de touristes, et c’est agréable de se poser et d’écouter l’eau autour d’un verre.
Le matin, nous avons eu la chance d’assister à un magnifique lever de soleil sur la mer. Le Mont Olympe était rose lui aussi. Il y avait très peu de monde debout, calme et sérénité garantis.
Ce fut très agréable de profiter d’une station balnéaire calme, même si du coup il y avait peu d’infrastructures faites pour les touristes. C’est justement ce que nous préférons.

Le lendemain, nous avons voulu grimper sur le Mont Olympe. Nous avons marché depuis le 2ème refuge en montant par la route en voiture (30min de route) : De là  il reste au moins 3 heures de marche jusqu’en haut. Nous avons fait uniquement un bout de la rando pendant 2 heures. Le sentier est très bien aménagé, il y a pas mal d’ombre mais beaucoup de montée, et pas souvent de vue sur les montagnes. Une jolie petite cascade se trouve au tout début.
Pour les plus téméraires, l’ascension dure 6 heures depuis Litochoro.

Des curiosités se trouvent aussi sur la route  qui va aux refuges, comme un monastère et des caves.

Pour aller en Bulgarie, nous avons pris ensuite la direction de Thessalonique. C’est une ville industrielle, avec un grand port, dans laquelle nous ne nous sommes pas arrêtés.

 

BULGARIE

Après la Grèce, nous avions prévu de faire étape à Borovets en Bulgarie car nous étions invités par le bike park à tester la station. Pour savoir comment s’est passé notre séjour, n’hésitez pas à lire notre article sur la station de Borovets en Bulgarie et à visionner la vidéo.

 

Roumanie

Nous n’avions pas beaucoup de temps pour visiter la Roumanie, nous avons donc décidé de traverser le sud-Ouest uniquement.

En entrant dans ce pays, il y a beaucoup de contrôles à la frontière.
Les routes sont en meilleur état que dans les Pays précédents. Par contre la plupart sont très droites et traversent des villages qui sont tout en longueur, avec beaucoup de gens assis devant chez eux à regarder passer les voitures. En général les Roumains sont très accueillants, et bien loin du stéréotype des Roms qui sont une communauté et non les habitants de la Roumanie. En Roumanie il y a tout autant de chiens errants que dans les autres pays des Balkans.

Nous avons choisi de passer voir un parc national : Le Domogled Valea Cernei. Bien que nous ayons été déçus par le manque d’entretien et de protection de ce parc et par la vallée en contrebas, on ne peut nier que les montagnes et les lacs sont très beaux et sauvages. Il faisait tellement chaud que nous n’avons pas eu le courage d’entreprendre une randonnée. Nous sommes donc repartis vers la Hongrie.
 
 

Les Balkans ont été un vraie découverte pour nous. Nous avons appris beaucoup de choses sur des cultures très différentes de la nôtre malgré le développement plus ou moins rapide des pays de cette région ces dernières années. Malheureusement, les différentes guerres qu’ils ont connus comme celle de la Yougoslavie les ont ébranlés. Mais des nombreuses indépendances ont résulté des traditions de toutes les origines et un fort patriotisme.
Aujourd’hui le tourisme de masse est passé par là mais nous pouvons encore trouver beaucoup d’endroits sauvages et authentiques. La plupart du temps les gens sont accueillants, même si ils n’ont pas l’habitude de voir des touristes là où nous sommes passés.
Nous ne pensons pas revenir pour l’instant dans la plupart de ces pays à cause de la pollution des déchets et des routes déplorables mais nous sommes persuadés qu’il faut visiter cette région au moins une fois dans sa vie.

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